La facture d’électricité des ménages va désormais évoluer suivant les prix du marché
Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
16 février 2026 .
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- Publié le par Meilleurtaux Energie
La fin du tarif réglementé de l’électricitéélectricité nucléaire marque un tournant majeur pour les Français. À partir de 2026, ils seront davantage exposés à la volatilité des prix de marché. Pour limiter les hausses brutales, l’État prévoit un mécanisme de redistribution basé sur les résultats d’EDF. Cette décision est le fruit d’un compromis entre la nécessité de protéger le pouvoir d’achat des consommateurs tout en continuant à financer les investissements indispensables à la maintenance et au développement du nucléaire.
- Avec la suppression du système d’Accès régulé à l’électricité nucléaire historique (ARENH), le kilowattheure (KWh) sera désormais facturé au prix du marché.
- Le TRV continuera de s’appliquer, mais le mode de calcul va évoluer.
- En cas de dépassement d’un certain seuil de ses revenus, le surplus encaissé par EDF pourrait être redistribué aux usagers.
La fin du bouclier ARENH expose davantage les clients aux prix de marché
Considéré comme un pilier de l’ARENH, le tarif administré de 42 €/MWh disparaît au profit d’un système directement indexé sur les cours du marché de gros.
ImportantPour les particuliers, le tarif réglementé de vente (TRV) restera en vigueur, mais sa méthode de calcul va changer. À compter de 2026, celui-ci intégrera les évolutions des coûts de marché, avec un mécanisme de lissage étalé sur deux ans pour éviter des variations brutales.
Ce nouveau mécanisme va toutefois générer une situation paradoxale. Si les prix de gros reculaient, certaines offres des fournisseurs alternatifs pourraient devenir plus attractives par rapport au tarif réglementé, ce qui devrait inverser la hiérarchie habituelle entre sécurité et compétitivité.
Un mécanisme de redistribution pour amortir les hausses de facture
Pour accompagner cette exposition accrue, le gouvernement a prévu un dispositif destiné à prélever une partie des revenus jugés excessifs d’EDF. Le principe repose sur des seuils de prix de vente compris entre 65,3 et 115,3 €/MWh.
Lorsque ces niveaux sont dépassés, la compagnie devra reverser à l’État une part de ses gains, à hauteur de 50 % ou 90 % selon le surplus. Les sommes collectées seront redistribuées afin de favoriser l’économie sur la facture de l’énergie pour les consommateurs.
Le système fonctionnera comme une compensation différée. Cette mesure sera activée lorsque les marchés s’emballent, avec la promesse d’un retour financier vers les ménages.
Un dilemme pour le gouvernement
Le gouvernement reste libre de fixer les limites de prélèvement. Des niveaux bas favorisent un soutien rapide au pouvoir d’achat, mais réduisent les marges d’EDF. À l’inverse, des seuils plus élevés préservent les capacités financières nécessaires à l’acquisition et à l’entretien des futurs réacteurs.
Cette orientation marque un changement de fond. Le coût des infrastructures nucléaires à venir reposera désormais davantage sur les consommateurs actuels que sur le budget de l’État.
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La rédaction Meilleurtaux