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Le Coronavirus pourrait fort bien avoir des effets bénéfiques sur la consommation électrique européenne

Prise de courant sur des billets de 10 et 20€

Psychose, anxiété, crise économique… autant d’éléments qui viennent à l’esprit, sur une simple évocation des mots Coronavirus, Covid-19, voire pandémie. Pour autant, en termes de production et de consommation d’électricité, les effets directs du confinement sont plutôt profitables. À savoir, les écologistes sont les grands gagnants avec des taux de décarbonation inédits.

La crise du Coronavirus a eu un impact notable sur la production et la consommation d’électricité en Europe. Après plus d’un mois de confinement, les bénéfices sur les marchés et le coût de l’électricité atteignent des milliards d’euros. Les données recueillies auprès du RTE (Réseau Transport et distribution d’Électricité) et celles de France Stratégie viennent d’ailleurs les corroborer.

Mieux encore, le changement au niveau de la production et de la consommation d’électricité donne lieu à un phénomène de décarbonation massive. Le principal défi du Vieux-Continent reste donc à maintenir cette embellie, loin d’être structurelle, durant les premières périodes de déconfinement.

Une période finalement profitable

La période d’après-Covid-19 est de nature à intégrer le taux de décarbonation dans la liste de critères impliqués dans un comparateur électricité. En effet, le déconfinement s’est soldé par une chute des consommations d’électricité jusqu’à 20 %, contre seulement 5 % durant la récession de 2009.

Avec une production assurée en grande partie par les énergies renouvelables intermittentes et d’autres autres productions dites « décarbonées », la production d’électricité en Europe devient peu émettrice de CO2. Citant les données recueillies par Sia Partners, France Stratégie estime la baisse quotidienne de rejets de CO2 aux alentours de 58 % en Europe. Un déconfinement de 45 jours peut ainsi engendrer une diminution à hauteur de 5 % en bilan annuel.

Dans le cas de la France (métropole), le taux de décarbonation est très conséquent, avec une diminution drastique des émissions de CO2 par kilowattheure frôlant la barre des 15 g en moyenne. En effet, le pays affiche actuellement un taux à 95 %, du 1er au 22 avril. Un pic à 98 % est même relevé sur certaines heures. À noter qu’à un mois du début de l’été, la France plafonne habituellement à 90 % de la production.

Les flexibilités de l’hydraulique et du nucléaire

Cette embellie risque néanmoins de partir en fumée, à l’heure où plusieurs pays européens s’apprêtent à déconfiner leur population. Néanmoins, le système de production français fait preuve de résilience pour rester en phase avec cette diminution du taux de décarbonation. Il mise notamment sur les flexibilités de l’hydraulique et des réacteurs nucléaires. Au besoin, ces derniers systèmes sont effectivement à même d’augmenter leur puissance de 10 à 100 % de leur puissance nominale.

En ce qui concerne la production nucléaire, EDF dispose déjà de plans destinés à faire face à un cas d’épidémie. Ils visent à normaliser la capacité de production, avec des personnels relégués au rang de simples pilotes dans les installations. Reste à s’adapter aux évolutions de la consommation, ainsi qu’aux conséquences des variations des productions éoliennes et solaires.

Durant les 22 premiers jours d’avril 2020, le nucléaire s’est plutôt montré assez flexible pour encaisser et compenser toute une série de sauts de la production éolienne. Il s’est également montré capable de suivre les petites amplitudes, très importantes dans l’ajustement de la production et consommation intérieure ainsi que pour l’export.

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