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L’essor de la production électrique éolienne aura tendance à pousser les prix de détail vers le bas

vue au dessus d'une éolienne

Ces dernières années, la production d’énergie verte est devenue une priorité mondiale pour faire face au réchauffement climatique. L’Europe en est un fervent défenseur en misant principalement sur la force du vent qui lui offre désormais près de 200 000 MW de capacité électrique. Un choix qui pourrait contribuer à pousser les prix de détail vers le bas.

11%, c’est la croissance moyenne annuelle de la production d’énergie éolienne de l’Europe en l’espace d’une décennie. La preuve que ce mécanisme d’approvisionnement électrique est en plein essor sur le Vieux continent pour lui permettre de tripler ses capacités productives durant cette période.

Une tendance qui ne fera que s’accentuer, alors qu’avec les quelque 80 000 structures actuellement en service, les Européens disposent d’ores et déjà d’une ressource non négligeable.

Et aux dernières nouvelles, force est de constater que le système est parfois conduit à faire face à des cas de surproduction notamment dans l’optique où le vent souffle fort et que le niveau de la consommation est à la baisse.

Un phénomène qui ne manque pas de faire baisser en dessous du négatif le prix au gros de ce produit et qui pourrait également avoir des impacts sur la tarification des consommateurs au détail.

L’énergie éolienne à plein cœur de la lutte contre le réchauffement climatique

L’électricité tirée de la force d’Éole figure parmi les différents moyens de production renouvelable imaginés par les Européens pour atteindre leur objectif, celui de diminuer le taux d’émission de gaz à effet de serre à la source du réchauffement climatique. Soit, une baisse de 50 à 55% au lieu de 40% d’ici 2030 si l’on croit le contenu du nouveau Green Deal publié au 11 décembre dernier dans le but d’atteindre la neutralité carbone en 2050.

Et il faut dire que cette volonté ne date pas d’hier puisque l’Europe a déjà concentré ses efforts dans ce type d’énergie depuis des années en précisant qu’au cours de la dernière décennie, ses capacités productives ont triplé, grâce à un accroissement annuel de 11%. Un essor lui permettant de dépasser la barre des 150 000 MW en matière d’approvisionnement électrique à travers les 80 000 éoliennes réparties sur l’ensemble du territoire.

Des analystes estiment même que cette productivité aura tendance à s’accentuer, alors qu’actuellement des phénomènes de surcapacités se font enregistrer fréquemment en cas de vents forts.

L’éolienne pourrait contribuer à la baisse des prix de l’électricité

En constatant l’essor grandissant de l’énergie éolienne, certains observateurs sont parvenus à affirmer que ce segment pourrait contribuer à la baisse des prix. Tout simplement parce que ce domaine n’échappe pas à la règle de l’offre et de la demande.

C’est qui est d’ailleurs déjà le cas pour le marché du gros européen qui est parfois contraint de faire face à des cas de surproduction notamment dans l’optique où le souffle du vent qui s’accélère est combiné à une baisse au niveau de la consommation.

Et quand ce phénomène se produit, les fournisseurs se doivent de vendre à prix négatif qui est par exemple descendu à -110 euros le mégawattheure en décembre dernier dans le but d’écouler le surplus d’électricité afin d’éviter une congestion du réseau. Dans l’extrême, ces derniers sont même contraints de payer les gros acheteurs de la métallurgie ou de l’industrie chimique pour les inciter à consommer davantage.

Une situation qui pourrait s’étendre auprès des ménages si l’on croit un analyste qui s’est exprimé en ces termes :

« Le développement de l’énergie éolienne aura tendance à pousser les prix de détail vers le bas, et contribuera dès lors à réduire le prix du kilowattheure, ou du moins à le stabiliser ».

À condition bien attendu que les centrales nucléaires continuent de produire de l’électricité et que les épisodes de prix négatifs viennent à se multiplier. En attendant, les particuliers se doivent de se contenter des tarifs actuels qui se situent à 50 euros le mégawattheure vu que la plupart d’entre eux sont sous contrat d’achat à terme fixe pour une durée de deux ou trois ans. Un coût qui pourrait cependant grimper à 500 euros si les centrales nucléaires venaient à arrêter leurs activités.

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