L’option tarifaire dite heures pleines/heures creuses revient aujourd’hui plus chère

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La facture énergétique des ménages augmente de manière considérable dès lors que le mercure commence à descendre. Au cours des six dernières décennies, les usagers ont souscrit à l’option « heures pleines/heures creuses » (HPHC) pour limiter la hausse de leurs dépenses d’électricité. Selon les analystes, cette option tarifaire aurait perdu tout son intérêt. Elle coûte désormais plus cher que la tarification de base.

Le système HPHC n’est plus aussi rentable que par le passé

Ce système de tarification spécifique a été mis en place pour inciter les ménages à utiliser moins d’électricité pendant les périodes de fortes demandes. En contrepartie, ils ont droit à une réduction du prix des kilowattheures qu’ils consomment pendant les heures creuses. Chez le fournisseur d’électricité EDF, plus d’une dizaine de millions d’abonnés ont souscrit à cette formule.

ImportantEfficace à ses débuts, elle a peu à peu perdu tout intérêt avec l’évolution des tarifs. Dans 85 % des cas, l’écart entre les tarifs en heures pleines et heures creuses ne suffit plus à combler le supplément d’abonnement. Dans un cas sur deux, cette option revient même plus chère.

Selon un calculateur qui permet de vérifier l’offre la plus adaptée en fonction du profil de consommation du ménage, la note établie suivant cette formule présente chaque année une dizaine d’euros de plus par rapport à la facturation de base. À l’échelle nationale, le surcoût est estimé à 450 millions d’euros.

Faire évoluer le système

Le report de consommation (vers les heures creuses) nécessaire pour que l’option soit intéressante ne cesse d’augmenter au fur et à mesure que les tarifs évoluent. En effet, il y a quelques années, il suffisait de reporter 30 % de la consommation électrique en heures creuses pour tirer profit de cette option tarifaire. Aujourd’hui, cette part doit atteindre au moins 50 %.

Tous les ménages ne peuvent pourtant pas se permettre de reporter une telle proportion de leur consommation électrique aux heures creuses. Selon la Commission de régulation de l’Énergie (CRE), il faudrait faire évoluer ce système pour qu’il demeure intéressant pour les ménages.

À l’heure actuelle, l’option HPHC n’est avantageuse que dans de rares situations. Elle demeure intéressante uniquement pour les ménages qui possèdent des appareils ou des équipements énergivores, comme une voiture électrique ou un gros chauffe-eau électrique par exemple. Dans le cas contraire, il est préférable de changer d’offre.

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