Prix de l’électricité : une hausse dépassant les 4 % promis par le gouvernement

Concept de coût de l’énergie: ampoule sur une table avec billet en euros, pièces de monnaie, une facture d'électricité et une calculette

Limiter l'augmentation des tarifs réglementés de l'électricité à 4 %. C’était une promesse du gouvernement. Mais la réalité semble être toute autre. Certains clients auraient subi des hausses jusqu'à 11 %, selon Le Parisien. Décryptage.

Info Le Parisien : le bouclier tarifaire mis en place par l’ancien Premier ministre Jean Castex ne serait qu’un leurre pour certains ménages. Avec l'aide de la start-up Lite, , qui accompagne les particuliers dans la maîtrise de leur consommation électrique, le quotidien adécortiqué les factures de 35 000 usagers. Résultat, la hausse moyenne de l’électricité a été de 5,4 % contre 4 % annoncée. Et pourtant, les deux tiers de ces clients sont abonnés aux tarifs réglementées de vente (TRV), censés les protéger.

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Des augmentations jusqu’à 11%

Pire encore, “près de la moitié des foyers français au tarif réglementé a subi une augmentation supérieure, pouvant aller jusqu’à 11 %”, explique le cofondateur de Lite Rémy Rousset, interrogé par Le Parisien. Les disparités entre abonnés semblent donc palpables. Et les grands perdants seraient les “quelque dix millions de ménages avec l’option Base”. Toutefois, leur situation reste moins précaire que ceux qui ont opté pour une offre dont les tarifs sont indexés sur les prix de marché. Ceux-ci “peuvent facilement aller du simple au quadruple pour un même ménage”, assure Rémy Rousset au Parisien.

En revanche, les 14,5 millions de ménages aux tarifs heures pleines-heures creuses (HP-HC) auraient subi les plus faibles augmentations. Bien qu’une anomalie subsiste. “Plus la part de consommation en heures creuses est importante, plus le tarif a augmenté”, précise Le Parisien. C'était pourtant l’effet inverse qui était recherché par le gouvernement pour éviter la saturation du réseau électrique. Mais “les pouvoirs publics ont dégainé le premier bouclier dans l’urgence”, reconnaît une source proche du dossier au Parisien, et “n’ont pas forcément anticipé tous les effets collatéraux”.

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Des différences entre usagers très limitées en 2023

Les écarts de prix entre les consommateurs proviennent aussi de la complexité et de la variabilité des règles de calcul des différentes offres. “Elles n’intègrent pas de la même manière les prix de marché, ceux de l’électricité d’origine nucléaire et les taxes. Or c’est la modulation de ces deux derniers paramètres qui a permis de limiter la hausse des tarifs, le complément ayant été assuré par les finances publiques”.

Alors qu’en 2023, l’augmentation des prix de l’électricité ne sera plus plafonnée à 4% mais à 15%, les usagers doivent-ils craindre de nouveau des disparités entre eux ? Emmanuelle Wargon, la présidente de la Commission de régulation de l'énergie, interrogée par Le Parisien, admet que “quelques différences pourraient subsister, selon les types d'offres et d'abonnements”.

Toutefois, elle promet qu’”elles seront très limitées, en particulier pour les ménages au tarif réglementé”. C’est tout le mal que l’on peut leur souhaiter, car ce chiffre de 15% est déjà bien trop élevé, déplore la fondation Abbé Pierre auprès de Capital. Elle plaide “pour davantage d'aides pour les Français les plus pauvres”.

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