La possibilité de flux financiers entre EDF SA et sa filiale fait traîner les négociations sur la réorganisation du groupe

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Le gouvernement vient de communiquer aux syndicats son projet pour EDF. Ce document a indiqué que le groupe serait divisé en deux groupes : EDF SA qui contrôlerait les activités nucléaires et hydrauliques, de même que le gestionnaire du réseau RTE et les services supports, et une filiale, EDF Energies Nouvelles et Réseau, qui réunirait les activités d’énergie renouvelable, le gestionnaire du réseau de distribution Enedis, Dalkia, et les autres filiales et actifs à l’international.

La note a précisé qu’EDF SA resterait une entreprise 100 % publique et EDF EN&R serait détenu majoritairement par sa maison-mère. L’exécutif a tenu à rassurer les syndicats en déterminant un seuil légal minimal de participation de 70 % de cette dernière. Toutefois, EDF SA ne pourra pas se servir de l’aide financière dont elle bénéficie au titre de régulation pour participer aux augmentations de capital d’EDF EN&R.

La possibilité de flux financiers entre EDF SA et ses filiales fait traîner les négociations avec Bruxelles. En effet, la Commission exige une stricte séparation des activités bénéficiant des subventions publiques et celles soumises à la concurrence.

Une constante partie de bras de fer

Si les syndicats réaffirment son opposition à la réforme de la compagnie d’électricité publique de crainte que le projet aboutisse à un démantèlement du groupe, le gouvernement se livre à une constante partie de bras de fer avec la Commission européenne.

Dans le cas où Bruxelles ferait obstacle à la participation d’EDF SA dans les augmentations du capital de sa filiale, le groupe français ne pourra pas s’aligner à ses concurrents européens (Orsted, Iberdrola, Enel). Ceux-ci devancent largement EDF dans la course aux énergies renouvelables.

Pour rappel, il est possible d’effectuer une simulation EDF pour estimer sa consommation d’électricité, et de choisir une offre plus adaptée, si besoin est, afin de réduire sa facture.

Le coût de l’opération estimée à 10 milliards d’euros

Important L’État aurait besoin de 10 milliards d’euros pour racheter les actions d’EDF détenues par des investisseurs privés.

L’exécutif compte alors financer en partie l’opération avec l’argent récolté avec la privatisation partielle d’EDF EN&R.

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