EDF devrait rester un groupe « intégré »

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Le bras de fer se poursuit sur la réforme d’EDF. Selon les dirigeants du groupe, l’unanimité est difficile à atteindre bien que le projet soit rebaptisé « Grand EDF ». Pour l’Élysée, il faut que le groupe reste intégré et public avec une gouvernance unique. Le gouvernement français insiste également sur la possibilité du mouvement des flux financiers entre la maison-mère et ses filiales.

De son côté, la Commission européenne n’accepte pas que les entités non régulées du groupe profitent des avantages concurrentiels des secteurs régulés. Autrement, EDF ne devrait pas relever les prix de vente de l’électricité nucléaire.

Pour les syndicats, Grand EDF est juste une nouvelle version du projet Hercule. Le risque de démantèlement demeure présent pour eux. Ils exigent d’ailleurs qu’Enedis soit intégré dans EDF SA afin de prévenir toute tentative de privatisation de la gestion du réseau de distribution d’électricité. Une idée qui rebute Bercy.

Un groupe intégré divisé en 3 entités

Pour le gouvernement, il importe de créer un groupe intégré pouvant investir à la fois dans le nucléaire et dans les énergies vertes.

Ce groupe sera ainsi divisé en 3 entités, dont :

  • une maison-mère, 100 % nationalisée, qui regroupe l’activité nucléaire et le réseau de transport d’électricité ;
  • une filiale qui gère les activités hydroélectriques ;
  • une troisième entité qui se charge de la production et des ventes des énergies renouvelables, et de la distribution d’électricité (Enedis). Cette dernière entité sera cotée en Bourse.

Les clients du fournisseur historique peuvent réaliser des économies sur leurs factures d’électricité en choisissant l’offre la plus adaptée à leurs besoins. Pour cela, il faut au préalable effectuer une simulation EDF en vue d’estimer sa consommation électrique.

EDF a besoin d’accroître ses revenus

ImportantLourdement endetté (42 milliards d’euros), EDF se trouve actuellement en difficulté financière. Il lui faut ainsi accroître de manière significative ses revenus en relevant le prix de vente de l’électricité nucléaire. En contrepartie, l’énergéticien français s’est engagé à procéder à une réforme de sa structure en vue de se conformer aux préceptes de la concurrence et de la libéralisation édictés par la Commission européenne.

D’autre part, le groupe doit également rattraper son retard dans l’énergie renouvelable en multipliant et accélérant ses investissements dans ce domaine.

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