Énergie : 12 millions de foyers vont recevoir un chèque “exceptionnel” de 100 à 200 euros d’ici décembre

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C’est une annonce de la Première ministre. Pour faire face à l’inflation sur les prix de l’électricité et du gaz, l’Etat va verser d’ici la fin 2022 des chèques énergie exceptionnels à 12 millions de foyers français. Suffisant pour atténuer la hausse des prix de l’énergie de 15 % prévue en 2023 en raison de l’allègement du bouclier tarifaire ?

1,8 milliard d'euros : c’est le coût total pris en charge par l’Etat pour financer un chèque énergie exceptionnel distribué à 12 millions de foyers d’ici la fin de l’année. Une aide comprise “entre 100 euros, pour un couple de deux enfants avec 3 000 euros de revenus net, et 200 euros pour une mère seule avec deux enfants et touchant le Smic”, a annoncé mercredi Elisabeth Borne.

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Allègement du bouclier tarifaire en 2023

Ce coup de pouce doit permettre aux ménages de faire face à la hausse de 15% des tarifs réglementés de l'électricité et du gaz début 2023, dévoilée par la locataire de Matignon. Elle a en effet décidé de réduire l’ampleur du bouclier tarifaire actuel qui gèle les tarifs réglementés de l’énergie jusqu’à la fin 2022. Cette augmentation de 15% l’an prochain aura des conséquences concrètes sur le pouvoir d’achat des ménages. De l’ordre de “20 euros par mois de hausse moyenne pour ceux qui se chauffent à l’électricité, et 25 euros pour le gaz”, selon la cheffe de gouvernement. Toutefois, la facture aurait pu flamber 8 à 9 fois plus encore, si les prix de l’énergie étaient alignés sur ceux du marché.

Un geste à la hauteur ?

Pas de quoi convaincre l'association de défense des consommateurs CLCV, qui attend un effort supplémentaire de la part du gouvernement. Elle réclame à la fois une “plus forte revalorisation du chèque énergie” jusqu’à 600 euros, mais également “une extension aux couches moyennes”. Et pour cause : "cette hausse des tarifs réglementés concerne tous les ménages, les copropriétés, tout comme les logements sociaux", explique le site d'actualité MoneyVox.

Elisabeth Borne reconnaît que cette augmentation de 15% correspondant à la hausse des prix de l’énergie prévue en 2023, même si elle est bien inférieure au 120% de hausse qui aurait pu s’appliquer en l’absence d’intervention des pouvoirs publics, “n'est pas anodine pour de nombreux Français”. Elle promet alors que l'écart sera pris en charge par l'Etat “en 2024, ou plus tard”. Les consommateurs n’auront donc pas à payer la différence.

De son côté, Agnès Pannier-Runacher, la ministre de la Transition énergétique, a précisé que “le chèque énergie pourra aussi être délivré pour un chauffage au fioul ou à bois”.

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