L’inflation des prix de l’énergie inquiète les stations de ski

Vue de station de ski, panorama de bannière de télésiège

La saison de ski commence dans quelques semaines. Malgré les prix élevés de l’électricité et du gaz, les stations françaises prévoient toujours d’accueillir des visiteurs en grand nombre cette année. Néanmoins, la question énergétique préoccupe les gérants d’hôtels et les gestionnaires des pistes. Leur priorité sera de ne pas perdre d’argent.

La saison 2021-2022 a été désastreuse pour plusieurs stations de sports d’hiver. L’hiver 2023 s’annonce tout aussi périlleux. Pourtant, les prévisions de Savoie Mont Blanc en septembre dernier étaient plutôt optimistes. L’agence estime à l’époque que trois Français sur dix envisagent de partir à la montagne cet hiver.

60 % des personnes interrogées sont indécis. On retrouve les mêmes tendances chez la clientèle internationale. Au-delà des inquiétudes sur la fréquentation, les opérateurs craignent surtout l’impact des factures énergétiques élevées sur leur rentabilité. La part de la facture d’électricité dans les dépenses courantes devrait être multipliée par dix cette année.

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Des efforts inévitables sur la consommation d’énergie

La facture de gaz et d’électricité des stations de ski s’annonce salée cet hiver, si l’on tient compte de leur dernière comparatif énergie. Les gérants cherchent dès lors tous les moyens leur permettant de maîtriser leurs coûts de fonctionnement. Et, comme toujours, la meilleure façon de réduire la facture énergétique est de limiter la consommation. D’où le choix des stations de privilégier la sobriété cette saison. Dans les Alpes, trois domaines du groupe Sata prévoient de réduire de 5 % la consommation électrique des remontées mécaniques.

Ces infrastructures consomment 62 % de l’électricité payée par le groupe. Sata envisage ainsi de couper les doublons et réduire la vitesse de remontée , sans pour autant nuire au confort des visiteurs. Les stations misent aussi sur d’autres leviers pour consommer moins d’électricité. L’éclairage et le chauffage des bâtiments seront adaptés.

Le groupe Sata modérera aussi l’utilisation de neige de culture, dont la production demande d’énormes quantités d’électrons et d’eau. Les stations s’engagent également à réguler leur consommation en tenant compte des alertes Ecowatt. Enfin, les conducteurs de dameuses devront aussi adopter un style de pilotage écoresponsable, conformément à la formation qu’ils ont reçue depuis deux ans.

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Anticiper une forte augmentation de la facture énergétique

Les trois stations de ski du groupe Sata ne sont pas les seules à s’inquiéter des prix élevés de l’énergie. Plus de 30 % des domaines rencontrent le même problème . Les stations de montagne les plus petites sont particulièrement vulnérables.

Même si elles accueillent du monde tout au long de l’hiver, ces stations subiront des difficultés financières au printemps. En cause, les factures énergétiques seront multipliées par sept pour certains complexes. La situation devenant critique, de plus en plus de voix appellent l’État à renforcer son aide aux activités électro-intensives. Ce soutien étatique doit intervenir rapidement, puisque les stations de ski réalisent la quasi-totalité de leurs revenus entre décembre et mars.

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