Le projet de plafonnement des prix fait trembler les opérateurs de barrages hydroélectriques

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Dépassées par l’envolée des prix de l’énergie depuis quelques mois, les autorités européennes tentent de s’attaquer à la source du problème. En effet, Bruxelles envisage notamment de plafonner les revenus des producteurs d’énergie qui n’utilisent pas du gaz naturel. Ce projet, bien qu’ambitieux, pourrait pénaliser les exploitants de barrages hydrauliques.

Face aux prix exorbitants du gaz naturel et de l’électricité, les pays européens répondent de manière disparate. La France, par exemple, suite à un comparatif électricité donne la priorité au blocage des prix sur les contrats réglementés, pour compléter les aides directes distribuées aux ménages. En Allemagne, les dirigeants ont mis sur pied un plan d’urgence basé sur la sobriété et l’efficacité énergétique. Au total, les pays de l’UE ont dépensé 244 milliards d’euros en subventions et en mesures fiscales contre l’inflation énergétique. Las des interventions localisées, sans impact majeur, Bruxelles entend changer la donne grâce à un plan radical, dont les détails viennent d’être dévoilés par Ursula von der Leyen.

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Plafonner les superprofits des producteurs d’énergie

Lors de son discours très attendu sur l’État de l’Union européenne, Ursula von der Leyen s’est longuement attardée sur la question énergétique. La présidente de la Commission européenne a notamment confirmé le projet de plafonnement des superprofits des compagnies énergétiques. Les profits en question proviennent des revenus exceptionnels générés par l’envolée des prix du marché.

Les producteurs d’électricité d’origine nucléaire et d’origine renouvelable – y compris les barrages hydroélectriques – sont concernés par cette mesure. Bruxelles espère récupérer 140 milliards d’euros avec ce plafonnement , ce montant devant ensuite financer les aides directes fournies aux entreprises et aux ménages vulnérables.

Les ministres de l’énergie européens se réuniront le 30 septembre prochain pour valider ce plan d’urgence. Consciente du poids financier de cette mesure exceptionnelle, la Commission européenne rassure les énergéticiens. Le plan prévoit notamment l’activation de leviers permettant aux opérateurs de sécuriser leurs positions et de répondre aux appels de marge. Ces dispositifs compenseront la contribution solidaire demandée aux énergéticiens qui œuvrent sur les marchés du charbon, du gaz et du pétrole.

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Une solution potentiellement dommageable pour les barrages hydrauliques

Sur le papier, la proposition de la Commission européenne offre une réponse convenable à la situation actuelle du marché. Ces derniers jours, le mégawattheure s’échange à plus de 600 euros en France, après avoir dépassé 1 200 euros fin août. En plafonnant les prix payés aux producteurs,

ImportantLes régulateurs renflouent les caisses des États de l’UE,

Sans pour autant paralyser le marché de l’énergie. Ce projet suscite néanmoins quelques interrogations. D’abord, sa mise en œuvre dépendra de l’accord des producteurs d’énergie, qui devront se délester d’une partie importante de leurs superprofits.

D’un autre côté, le prix administré sera fixé de manière uniforme, peu importe la source d’énergie. Bruxelles devra trouver un tarif qui encouragera tous les fournisseurs à produire, même en période de forte tension. Les faits récents montrent que le charbon et le fioul subissent aussi la volatilité des marchés.

ImportantLes énergéticiens craignent finalement que les barrages hydroélectriques supportent l’essentiel de la contribution sur les superprofits.

Cette filière est presque la seule dont les coûts de production sont épargnés par les fluctuations des prix du pétrole et du gaz.

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