Le gouvernement réfléchit à un télétravail généralisé cet hiver

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En attendant les mesures décidées en commun au sein de l’UE, chaque État cherche en parallèle des solutions permettant de réduire la consommation d’énergie. La France a identifié quelques leviers pouvant être activés dans les prochains mois, à condition de mobiliser les entreprises et les particuliers. La généralisation du télétravail en fait partie.

Depuis quelques mois, les prix de l’électricité atteignent des niveaux irrationnels, sous l’effet de la guerre en Ukraine principalement. Cette situation oblige les dirigeants à redoubler d’efforts pour préserver le pouvoir d’achat des ménages, déjà confrontés à une inflation galopante. En plus des subventions directes pour l’énergie, ces États prônent la sobriété.

En France, l’État aspire à une réduction de 10 % de la consommation d’électricité à l’échelle nationale d’ici l’hiver. Dans sa dernière allocution, le président appelle tous les citoyens à la « solidarité » limitant le chauffage intérieur à 19 °C, par exemple. D’autres mesures concernent l’organisation du travail.

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Une généralisation du télétravail relativement contestée

À la suite de l’arrêt des livraisons de gaz par la Russie, l’État intensifie ses efforts pour une réduction globale de la simulation consommation électricité. Tous les secteurs pourraient être mis à contribution, y compris le milieu du travail. Le gouvernement envisage notamment de généraliser le télétravail cet hiver, afin de réduire la consommation d’énergie dans les bureaux. Sur le papier, l’idée est loin d’être anodine.

ImportantEnviron 13 millions de Français travaillent en effet dans un local chauffé, dont la consommation annuelle s’élève à 263 kWh/m².

Cette suggestion reçoit malgré tout un accueil mitigé.

Les experts en risques psychosociaux estiment que le télétravail généralisé ne constitue pas une solution idoine pour répondre à la crise énergétique. Le président de la fédération des intervenants en risques psychosociaux (FIPRS) prévient qu’une telle mesure pourrait affecter la santé mentale et physique des travailleurs . Les syndicats sont du même avis.

ImportantLe milieu syndical s’oppose à l’instauration d’un télétravail qui ne serait pas accompagné d’une contrepartie financière,

Sous forme d’indemnisation ou de subvention pour une partie des factures d’électricité. De son côté, le patronat émet quelques réserves.

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Une réorganisation laissée à l’initiative des entreprises

La Confédération des petites et moyennes entreprises ne s’oppose pas à la proposition du gouvernement. Son vice-président, Éric Chevée, se dit prêt à discuter des conditions de cette nouvelle organisation avec les pouvoirs publics.

Néanmoins,

ImportantLa CPME estime que la généralisation du télétravail ne devrait pas être imposée aux entreprises.

Son aménagement devrait être laissé à la libre appréciation des employeurs, en fonction de leurs besoins, de leur secteur d’activité et de leur situation financière. Justement, la réflexion du gouvernement privilégie un télétravail qui relève du « dialogue social de proximité » et non d’une règle imposée à l’ensemble du patronat.

Un porte-parole du ministère du Travail abonde dans ce sens. Selon lui, l’État laissera les entreprises décider d’accroître ou non le recours au télétravail, si cette option est faisable et est compatible à leur activité. Pour montrer l’exemple, le gouvernement songerait à multiplier les organisations « hybrides » dans la fonction publique, avant d’étendre cette disposition au secteur privé.

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