Bruxelles envisage de limiter certains prix de gros de l’électricité

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La crise de l’énergie qui frappe l’Europe depuis l’automne dernier est encore loin de son dénouement. Face aux prix élevés du marché, les autorités se contentaient jusqu’alors de soutenir les consommateurs et d’appeler à la sobriété. Dos au mur, la Commission européenne projette maintenant de s’attaquer à la racine du problème.

Ces dernières semaines, les marchés de l’énergie en Europe déraillent complètement, sous l’effet de l’inflation et des tensions croissantes autour des livraisons de gaz russe. Le 22 août dernier, le mégawattheure d’électricité se négocie à plus de 1000 euros en France, pour les contrats d’un an, et à plus de 1 600 euros pour les volumes livrés en décembre.

En Allemagne, les prix tournent autour de 850 euros à 950 euros sur les contrats d’un an. Cette situation intenable a poussé les politiques à réagir. Les ministres de l’Énergie se réunissent ce 9 septembre pour discuter d’une réponse européenne aux prix incontrôlés de l’électron.

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Des aides aux consommateurs et des mesures d’économie

En attendant les décisions des ministres de l’Énergie de l’Union européenne, chaque État réagit à sa manière à la flambée du prix du kwh. En France, le gouvernement a beaucoup insisté sur les aides directes aux consommateurs, sous forme de bouclier tarifaire et de chèque énergie. Seulement, ces mesures coûteuses devraient prendre fin cette année.

Leurs remplaçants n’étant pas encore connus, l’État encourage les entreprises et les particuliers à réduire leur consommation de gaz et d’électricité. La ministre de la Transition énergétique parle même d’une « solidarité européenne », un effort global qui permet d’éviter les rationnements et d’autres mesures contraignantes dès cet hiver.

La France n’est pas la seule à miser sur la sobriété énergétique pour contrer l’envolée des prix. Des mesures similaires ont été adoptées en Allemagne, en Italie et en Espagne, entre autres. Sans surprise, l’économie d’énergie sera l’une des solutions majeures du plan européen attendu le 9 septembre. D’autre part, Bruxelles souhaiterait mettre en place des récompenses pour les consommateurs qui réduisent leur demande. Les industriels pourraient aussi obtenir des compensations en échange d’une diminution réelle de leur consommation.

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Des prix plafonnés pour certaines sources d’électricité

Depuis le début de la crise, plusieurs voix ont réclamé une réforme du marché de l’électricité en Europe, sans succès. Le plan qui sera débattu le 9 septembre exclut une nouvelle fois l’abandon du système actuel. En revanche, le document évoque la possibilité de plafonner les prix payés à certaines centrales électriques, en tenant compte de leurs coûts de fonctionnement réel.

Pour rappel, les prix de gros en Europe sont déterminés en fonction du prix de revient de la dernière ressource mobilisée. Or, ce sont souvent les centrales à gaz qui sont appelées en dernier pour satisfaire la demande sur le marché. Avec cette organisation, le prix de l’électron est pratiquement indexé sur celui du gaz naturel.

L’idée de Bruxelles consiste à décorréler ces deux valeurs, en plafonnant les prix payés aux centrales nucléaires, éoliennes, solaires ou à charbon. Cette limitation permettrait aux États de récupérer des recettes financières supplémentaires, qui seront utiles pour financer les aides directes aux consommateurs. La Commission européenne envisage des subventions différentes selon les États, telles que les :

  • Factures d’électricité plafonnées ;
  • Tarifs réglementés ;
  • Chèques attribués directement aux ménages.
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