Centrale électrique à Larivot : le bras de fer se poursuit entre le gouvernement et la Guyane

ingénieurs

Le projet de construction d’une centrale électrique à Larivot, en Guyane, continue de diviser. D’un côté, EDF et le gouvernement jugent nécessaire de remplacer l’actuelle centrale thermique de Degrad-des-Cannes du fait de son impact environnemental trop important. De l’autre, le Tribunal de Guyane, soutenu par diverses associations, estime que le nouveau projet est encore plus désastreux pour la biodiversité locale.

Le gouvernement et EDF persistent

Pour le moment, le projet de nouvelle centrale électrique à Larivot fait l’objet d’un véto de la part du Tribunal guyanais.

Important Suite aux sollicitations des associations France Nature Environnement et Guyane Nature Environnement, le tribunal a décidé d’annuler l’autorisation préfectorale datant de 2020 et qui permettait donc la construction de la nouvelle centrale.

Pour justifier cette décision, le Tribunal guyanais se dit inquiet de l’impact du projet sur la biodiversité locale. Or, EDF et le gouvernement affirment aussi agir dans un intérêt environnemental, la centrale actuellement en activité étant jugée trop polluante.

Fortes de cette conviction, les deux entités ont décidé de faire appel et de tenter de remettre le projet sur les rails.

Pour mettre toutes les chances de leur côté, elles rappellent que la future centrale sera alimentée, non pas avec du fioul léger comme c’était initialement prévu, mais avec du biocarburant.

Le gouvernement rappelle également que l’actuelle centrale est prévue tirer sa révérence en 2023, d’où l’urgence de (re)lancer le projet Larivot.

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Pour l’environnement, mais également pour les habitants

Une fois la centrale de Larivot opérationnelle, elle devrait fournir une capacité totale de 120 mégawatts. Ce renforcement de l’offre devrait logiquement entraîner une baisse du prix du kwh en Guyane.

Il est toutefois important de noter que si EDF et le gouvernement obtiennent gain de cause, ils devront encore faire face à un autre problème de taille : l’acheminement du biocarburant destiné à alimenter la nouvelle centrale.

Il faudra alors mettre la main à la poche puisque la construction d’un oléoduc long de 14 km s’imposera. Ce dernier devra traverser toute la communauté d’agglomération du centre littoral (CACL).

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