RTE réussit l’émission de ses premières obligations vertes

panneaux solaires

Le Réseau de transports d’électricité joue un rôle majeur dans la transition énergétique française. Ses investissements détermineront l’efficacité du réseau électrique dans le futur. Son premier green bond, émis en début d’année, constitue de fait une étape primordiale dans le verdissement de son activité. Ce faisant, RTE rattrape son retard sur ses concurrents européens.

La première « obligation verte » ou green bond a été émise en 2008. Aujourd’hui, ce mode de financement occupe une place stratégique dans le développement des projets liés de près ou de loin à la transition écologique. L’emprunt vert progresse ainsi à un rythme vertigineux. L’Union européenne entend lever jusqu’à 250 milliards d’euros dans les prochaines années.

Le marché des obligations durables devrait bondir de 50 % en 2022 et dépasser 1 200 milliards d’euros, selon les projections du Crédit Agricole. Les fonds souverains et les entreprises seront en première ligne, surtout les sociétés impliquées dans la transition énergétique comme RTE.

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Une émission largement souscrite par les investisseurs

L’emprunt vert réalisé par RTE servira à financer le développement des interconnexions et des projets éoliens et solaires, deux axes importants de la transition énergétique française selon le comparatif électricité des cabinets d’étude. Les estimations du Réseau de transports d’électricité parlent de 2 à 5 milliards d’investissements dans les interconnexions et jusqu’à 7 milliards dans l’éolien offshore d’ici 2035. Ces projets s’alignent parfaitement avec la définition des activités qualifiées de « verte » par la nouvelle taxonomie européenne. À ce titre, ils ne souffrent d’aucune contestation de la part des investisseurs, attentifs aux obligations conformes aux nouveaux standards du marché.

Cette belle réputation a sans doute pesé dans le succès de l’émission obligataire. D’après un haut cadre de RTE, l’opération a reçu quatre fois plus de souscriptions que le montant offert. Le responsable note une forte demande de la part des investisseurs nordiques, sensibles aux questions liées à :

  • L’écologie ;
  • La biodiversité ;
  • La lutte contre le réchauffement climatique.

L’obligation verte émise par RTE arrive à maturité après 12 ans. Son rendement annuel est de 0,84 %, un coût tout à fait acceptable pour la filiale d’EDF.

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Un premier pas réussi sur le marché de l’emprunt vert

RTE précise que les fonds levés lors de cette première opération feront l’objet d’un premier contrôle par l’agence Vigeo Eiris après un an. Le cabinet vérifiera l’affectation de l’argent et s’assurera qu’il n’a pas servi à développer de projets écologiquement contestables, comme le déploiement de nouvelles capacités nucléaires, par exemple. Les liquidités récoltées lors de cette émission d’obligations serviront à raccorder de nouveaux parcs éoliens offshore entre autres, à :

  • Noirmoutier ;
  • Dieppe Le Tréport ;
  • Saint-Nazaire.

RTE prévoit aussi d’utiliser une partie des 850 millions d’euros pour développer les interconnexions avec les réseaux de ses homologues européens. Dans tous les cas, ce premier emprunt vert apparait comme un grand bond en avant pour le gestionnaire des réseaux électriques français.

Ce financement montre l’engagement de RTE dans la transition énergétique de la France. Elle lui permet aussi de se mettre au niveau de ses homologues européens, tels que Tennet (Allemagne), Terna (Italie) et National Grid (Grande-Bretagne), présents depuis des années le marché des « green bonds ».

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