La filière électrique se prépare à la transition énergétique

femme rechargeant sa voiture électrique

Ces dernières années, la transition écologique de l’industrie de l’énergie s’est accélérée. Face à l’électrification des usages, les fournisseurs d’équipements et les fabricants de câbles s’attendent à une forte croissance de leurs activités dans les deux prochaines décennies. De fortes tensions au niveau des matières premières et de la planification des travaux apparaissent déjà.

Le monde de demain sera moins dépendant aux énergies fossiles, surtout au pétrole et au charbon. Les pouvoirs publics font tout pour accélérer la transition de l’économie mondiale vers les énergies vertes et renouvelables. Dans l’industrie automobile, l’électrification des produits et des usages est en marche depuis plus d’une décennie. Elle vient de passer à une vitesse supérieure l’année dernière. Dans les autres secteurs, tels que l’immobilier et l’industrie, la tâche s’annonce plus fastidieuse. Les investissements massifs dans ces milieux devraient aboutir à des solutions technologies viables et efficaces. Ce vaste remue-ménage fait l’affaire de toute la filière électrique.

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Une filière recyclage en pleine organisation

Personne ne sait aujourd’hui jusqu’où le prix du kwh s’élèvera, la crise de l’énergie qui frappe le monde étant loin de s’estomper. En revanche, tout le monde entretient l’espoir d’un monde de demain plus électrifié et beaucoup moins polluant. Dans la pratique, l’électrification de l’économie mondiale se heurte à plusieurs obstacles, à commencer par la raréfaction des ressources indispensables à la construction d’infrastructures et d’équipements électriques. On parle évidemment du cuivre et des autres métaux stratégiques utilisés par la filière. Pour Nexans, le recyclage du cuivre pourrait résoudre partiellement ce problème.

Le producteur et installateur de câbles sous-marins demande néanmoins plus de visibilité pour programmer efficacement la filière recyclage. Selon l’industriel, une meilleure visibilité aiderait les équipementiers à mieux gérer leurs carnets de commandes, qui grossissent à vitesse grand V. Le groupe français, qui possède deux des quatre bateaux câbliers opérationnels dans le monde, a déjà des difficultés à planifier les interventions de ses navires. Pour Schneider Electric, la question de la planification concerne surtout l’optimisation et le développement de réseaux électriques intelligents. Le défi des équipementiers consiste à :

  • Éviter les doublons de capacités ;
  • Améliorer le pilotage, le stockage et le contrôle de l’électricité.
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Des réseaux électriques vieillissants à remplacer

Les projets de fermes éoliennes marines représentent 200 GW de capacités d’ici 2050. Ces nouvelles installations ont besoin de 10 000 km de câbles pour fonctionner correctement. En matière de coûts, cela correspond à 5 milliards d’euros d’achat et d’investissements par an.

Cela pèse sur l’industrie extractive, qui devra fournir 35 millions de donnes de cuivre à l’horizon 2030, contre 9 millions de tonnes en 1995. Le secteur s’approche déjà de la saturation actuellement, avec une capacité de production qui plafonne à 20 millions de tonnes par an. Les principales mines telles que celles en Zambie, au Chili ou au Pérou, fonctionnent actuellement au maximum de leurs capacités.

Les défis qui attendent les équipementiers et les producteurs de câbles s’annoncent titanesques. Outre les nouvelles centrales renouvelables, ces industriels doivent aussi gérer le remplacement des réseaux électriques vieillissants. Nexans estime que les réseaux électriques mondiaux ont une moyenne d’âge de 35 à 50 ans. Le renouvellement et l’extension de ces infrastructures exigeront :

  • Beaucoup d’investissements ;
  • Du temps ;
  • Énormément de main-d’œuvre.
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