Hausse vertigineuse des prix de l’électricité en France et presque partout en Europe

prix de l'electricité

La facture d’électricité des ménages risque encore d’exploser l’année prochaine. En effet, les prix du kilowattheure continuent de grimper et se rapprochent un peu plus de leur pic historique enregistré en juin 2008. À sept mois de la présidentielle, le gouvernement est plus que jamais sous pression et doit trouver des solutions pour contenir cette envolée.

Une flambée des prix bientôt incontrôlable ?

La hausse des prix de l’électricité n’en finit pas, tout comme ceux du gaz et du crédit carbone. Ils sont actuellement à 89 euros le mégawattheure, flirtant dangereusement avec le record de 93 euros enregistré en 2008, juste avant la crise financière.

La France n’est pas le seul pays touché par cette flambée des prix. Mais comme elle peut jouir des tarifs de vente réglementés du nucléaire historique (l’Arenh), l’impact y est beaucoup moins rude que dans les autres pays européens.

En Italie du Nord, le prix du mégawattheure était de 145 euros le 31 août dernier, alors qu’en France, il s’établissait à 132 euros à la même date.

Pour le cas de l’Hexagone, ce chiffre se situe largement au-dessus de son niveau d’avant-crise. En août 2019, le mégawattheure coûtait à peine 40 euros.

Au rythme où vont les choses, les tarifs devraient inévitablement atteindre un nouveau sommet en 2022. À l’approche de la présidentielle, cette envolée des prix représente un véritable casse-tête pour le gouvernement.

De leur côté, les usagers peuvent d’ores et déjà anticiper cette nouvelle hausse tarifaire en réduisant leurs dépenses énergétiques. Mais auparavant, il leur faudra procéder à une estimation de la consommation électrique de leur logement afin d’identifier les postes de consommation les plus importants (quels sont les appareils les plus énergivores ?) et déterminer les zones de déperditions thermiques.

Deux solutions ont été avancées pour freiner l’envolée des tarifs

Pour juguler la flambée des prix, deux pistes sont à l’étude. La première prévoit une révision à la hausse du plafond de l’énergie nucléaire proposée au prix réglementé de l’Arenh.

L’objectif est d’accroître l’offre par rapport à la demande, ce qui aura pour effet de faire baisser les prix.

La CRE avait depuis longtemps suggéré cette solution. Mais sans l’aval de Bruxelles, ce scénario parait impossible à appliquer, estiment les observateurs.

ImportantLa seconde solution préconise un allègement des factures des consommateurs par rétrocession d’une partie de l’argent économisé grâce aux énergies renouvelables. En effet, les contrats éoliens et solaires de l’État devraient rapporter 3 milliards aux caisses publiques en 2021 et 2022.

Le gouvernement va bientôt se réunir pour discuter de cette dernière proposition. Puis, celle-ci sera examinée au sein du Parlement. Si cette deuxième suggestion était en effet adoptée, elle serait inscrite dans la prochaine loi de finances.

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