L’implantation d’une gigantesque usine de panneaux photovoltaïques est en passe de se concrétiser en Moselle

panneaux solaires

Annoncé fin 2020, le projet qui prévoit la construction d’un site de production de panneaux photovoltaïques à Hambach en Moselle est en bonne voie de se concrétiser. Un début d’accord ayant été trouvé entre le gouvernement, la Caisse des Dépôts et le groupe sino-norvégien Rec-solar. Selon les informations relayées par Les Échos, les contours d’un mémorandum d’accord portant sur le financement du projet ont été récemment définis par les différents partenaires.

1 500 emplois potentiels

D’après une source proche de Bercy,

La signature de ce mémorandum se fera dans les semaines à venir pour mettre en évidence le soutien de l’État français au projet et rassurer les investisseurs.

Une démarche qui semble porter ses fruits au regard de l’adhésion de quelques énergéticiens, de la signature d’un certain nombre de lettres d’intention sur des précommandes ainsi que de la volonté de certaines banques à s’inscrire dans ce projet.

L’investissement nécessaire à la construction de cette gigafactory est de 800 millions d’euros avec à la clé la création de 1 500 emplois. L’État participera à hauteur de 50 millions en fonds propres par le biais de Bpifrance, tandis que REC Solar et la Caisse des Dépôts mobiliseront respectivement 50 millions et 40 millions d’euros.

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La technologie hétérojonction

Important La particularité de cette usine de production de panneaux photovoltaïques est qu’elle fait appel à la technologie dite d’« hétérojonction » développée avec Ines (CEA-Liten). Un comparatif d’énergie permet de constater que cette solution innovante offre un rendement plus élevé et un meilleur bilan carbone que le procédé d’ancienne génération.

Autant dire que c’est un enjeu stratégique pour l’industrie photovoltaïque française qui est mise à mal par la concurrence chinoise. À cet effet, cette innovation technologique que REC Solar compte produire à grande échelle doit faire l’objet d’un dépôt de brevet auprès de l’INPI.

Des questions administratives et financières encore en suspens

Malgré les étapes décisives franchies, d’autres défis sont encore à relever. Il s’agit notamment de la nécessité d’obtenir un prêt bancaire de près de 300 millions d’euros ainsi qu’une subvention à hauteur de 100 millions d’euros de la part de l’Union européenne. Bruxelles fera part de sa décision finale en décembre prochain.

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