Des salles de sport songent à augmenter leur tarif sur fond d’inflation énergétique

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Face à la menace d’une pénurie de gaz et d’électricité cet hiver, la France joue la carte de la sobriété et de l’efficacité énergétique. Les opérateurs économiques, eux, s’adaptent aussi, en réduisant au maximum leur consommation d’électrons. Les autres établissements, comme les salles de sport, envisagent de relever le prix de leur abonnement.

D’ici quelques mois, les séances de gonflette et de cardio pourraient coûter plus cher, à cause de l’envolée des prix de l’énergie. De plus en plus de gestionnaires de salles de sport réfléchissent à la question, à cause de l’impact croissant des surcoûts de l’électricité sur leurs finances et sur la pérennité de leur activité. Toutefois, cette solution sera retenue en dernier recours. Les propriétaires préfèrent avant tout fidéliser les clients actuels et recruter de nouveaux abonnés, après deux saisons plombées par la pandémie et les restrictions sanitaires. Pour eux, les mesures d’économie et de réduction de marge restent prioritaires.

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Regarnir en priorité le portefeuille client

Sur un comparatif énergie, l’évolution des prix de l’électricité en un an est vertigineuse. De 47,2 euros au 1er janvier 2021, le mégawattheure s’échange autour de 600 euros ces derniers jours sur les marchés de gros. Un pic à plus de 1 200 euros a même été atteint début septembre. Ces tarifs ahurissants pèsent énormément sur l’activité des entreprises qui consomment beaucoup d’énergie.

Les salles de sport ne figurent pas vraiment dans cette catégorie. Néanmoins, l’inflation du prix de l’électron les affecte autant que les autres opérateurs économiques. La flambée des coûts de l’énergie pousse certaines franchises à envisager des révisions de tarif. Cette décision sera prise seulement si la situation énergétique se détériore sur le long terme. En attendant, les clubs préfèrent absorber cette inflation et couper dans leur marge.

Les clubs choisissent cette voie afin de reconstituer leur portefeuille client, au sortir d’une saison difficile à bien des égards. Certaines salles de gym ont perdu 50 % de leurs abonnés ces deux dernières années, principalement à cause du Covid-19. Pour ces acteurs, une révision tarifaire en cette période de rentrée serait contre-productive : une grande partie des nouveaux clients souscrivent leur abonnement entre septembre et octobre.

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Des économies et un nécessaire accompagnement de l’État

Les gérants reconnaissent toutefois qu’ils ne peuvent pas rogner indéfiniment sur leurs marges. Une hausse prolongée des factures énergétiques entraînera inévitablement une réévaluation des tarifs d’abonnement. En attendant, les clubs s’efforcent d’optimiser leur consommation d’énergie, laquelle représente entre 5 et 7 % du coût de fonctionnement annuel.

Plusieurs salles ont ainsi adopté des gestes de bon sens, pour économiser de la chaleur et des électrons. Certains clubs interdisent le lancement des machines à laver avant qu’elles ne soient pleines. D’autres établissements ont réduit la température de chauffage de leur piscine et limité le temps d’utilisation des douches. Des groupes, comme Ken Group, ont investi dans des machines de cardio moins énergivores.

Presque tous les clubs ont sensibilisé leurs adhérents sur des moyens pratiques qui aident à économiser de l’énergie. Ces mesures concernent notamment :

  • L’utilisation des serviettes ;
  • L’extinction des machines après usage ;
  • La température en salle.

Ces réactions, en apparence symbolique, ont un impact significatif sur les dépenses des clubs, dont les marges de manœuvre sont restreintes. Les salles de sport souffrent déjà de l’augmentation constante des loyers, des réticences des banques à leur prêter de l’argent et de l’alourdissement de la masse salariale, sans oublier l’approche de l’échéance de remboursement des PGE souscrits durant la crise sanitaire.

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