Les sources d’énergie insuffisantes pour satisfaire les consommateurs

Vérification de la consommation d’énergie

La transition énergétique constitue un long processus dont la finalité est de produire de l’énergie à partir d’une source renouvelable et propre. Les efforts fournis dans ce sens commençaient, tant bien que mal, à porter leurs fruits. Mais, le recours au charbon semble encore être fortement envisagé, en raison des contraintes liées à la crise sanitaire actuelle.

Lors du confinement, une bonne part des industries, grandes consommatrices en électricité, ont été obligées de fermer momentanément leurs portes. La demande en énergie a alors considérablement chuté durant cette période. Ces entreprises ont rongé leurs freins, en attendant de pouvoir redémarrer leurs productions.

À l’annonce de la reprise économique après le confinement, elles se sont hâtées de reprendre leurs activités. Un boom d’une telle ampleur que les sources d’énergie à faible émission de CO2 ne peuvent plus satisfaire efficacement les demandes. Le charbon est alors de plus en plus sollicité pour combler le manque.

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Une recrudescence prévue pour l’usage du charbon

Le recours à un comparatif énergie trouve tout son sens face à la hausse vertigineuse des prix du gaz, et par ricochet celui de l’électricité, durant cette année. Cette situation s’explique par une demande largement supérieure à l’offre. Par conséquent, l’usage du charbon, un combustible à forte émission de carbone, montera en flèche à partir de 2022. Une situation qui inquiète particulièrement l’Agence internationale de l’énergie (AIE), surtout qu’elle risque de durer trois années successives.

La transition énergétique aidant – le dernier pic de production du charbon date de plus de cinq ans – en 2013 et 2014. Un record qui risque rapidement d’être battu. Selon les estimations de l’AIE, pour l’année 2022, la consommation totale de ce produit pour diverses activités connaîtra une augmentation à hauteur de 6 %.

Il convient de rappeler que l’une de ses principales utilisations concerne la production d’électricité. Toujours selon les estimations pour 2022, ces activités connaîtront une hausse de 9 %, soit 10.350 TWh.

Un bond en arrière pour la transition énergétique

À la suite de la COP 26 qui s’est tenue récemment, les préoccupations sur les changements climatiques ont été remises sur le tapis. Une occasion pour de nombreux pays de réaffirmer les engagements pour la neutralité carbone. Par conséquent, l’utilisation du charbon, à forte émission de carbone, devrait être réduite, ce qui n’a pourtant pas été vraiment le cas. La Chine et l’Inde, deux pays cumulant à eux deux tiers de la demande mondiale, ont même réussi à alléger la portée de l’objectif défini lors de cette réunion concernant ce combustible.

En principe, le réchauffement climatique doit être limité à 1,5 °C, comme n’a de cesse de le rappeler l’AIE, par l’intermédiaire de son directeur exécutif. Pour freiner la recrudescence de l’utilisation du charbon, cette institution encourage les détenteurs du pouvoir d’agir dans les plus brefs délais, d’autant plus que les impacts des engagements pour la neutralité carbone ne se feront ressentir qu’à long terme.

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