Énergies : la France se retrouve à la croisée des chemins

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Comment accroître les capacités de production des énergies renouvelables ? Faut-il délaisser ou, au contraire, renforcer le nucléaire ? Celui-ci est-il plus bénéfique que dangereux ? Doit-on laisser l’opinion publique décider de la marche à suivre en matière de politique énergétique ? La France se pose aujourd’hui de nombreuses questions quant aux choix à faire.

Le nucléaire a toujours mauvaise presse

Les premières choses qui viennent à l’esprit lorsqu’on évoque le terme « nucléaire » sont les bombes atomiques ayant frappé Hiroshima et Nagasaki. D’autres pensent à Tchernobyl ou encore plus récemment à Fukushima.

Toutes ces catastrophes ont causé un traumatisme profond et ont renforcé la méfiance vis-à-vis du nucléaire. Même au sein des hautes instances, notamment au sein du ministère de la Transition écologique, les détracteurs de cette source d’énergie sont nombreux, à commencer par la ministre elle-même, Barbara Pompili.

L’avis de la ministre, qui milite pour la fin du nucléaire et le développement des autres sources d’énergie propre, est donc en dissonance avec celui d’Emmanuel Macron qui ne cache pas sa volonté de promouvoir davantage le secteur de l’atome.

ImportantEt le Président de la République a raison sur un point : le nucléaire n’émet aucun gaz à effet de serre.

C’est d’ailleurs le principal argument des défenseurs du nucléaire, qui continuent de clamer haut et fort que la fermeture progressive des centrales est une erreur.

En parallèle, les alternatives au nucléaire, telles que l’énergie solaire, l’éolienne ou encore le biogaz peinent à atteindre les capacités voulues et à remplir les objectifs préalablement fixés.

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Réfléchir à l’après-2035

Pendant que le particulier est préoccupé par la hausse des tarifs et recourt systématiquement à un comparatif énergie pour trouver les fournisseurs les moins chers du marché, le gouvernement, pour sa part, est tiraillé entre impératifs de production et respect des enjeux environnementaux au moment de définir la politique énergétique à mettre en œuvre.

Mme Pompili a émis la suggestion de laisser la population décider du sort du nucléaire (et des centrales restantes) ainsi que de l’orientation à donner à l’exploitation des énergies renouvelables. Une prise de position vivement appréciée par l’organisation Greenpeace.

Mais au vu de la faible connaissance du public des retombées et de la faisabilité des productions d’énergie, cette proposition semble risquée et a peu de chances d’être adoptée.

Quoi qu’il en soit, face à l’urgence climatique, le gouvernement doit vite réfléchir à la stratégie à mener à partir de 2035. Même s’il parait difficile à réaliser, l’objectif est désormais d’en finir avec les énergies fossiles d’ici 2050.

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