Le projet de parcs éoliens en Méditerranée franchit une nouvelle étape

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Longtemps retardée, la transition écologique de la France s’accélère, l’envolée des prix des hydrocarbures agissant comme un catalyseur. Le gouvernement presse le pas sur tous les projets d’intérêt, comme celui des deux parcs éoliens flottants en Méditerranée. Après un premier appel d’offres en mars, une nouvelle étape de sélection s’ouvre pour 13 candidats.

Signataire de l’Accord de Paris, la France vise la neutralité carbone à l’horizon 2050. Seulement, en sept ans, le pays a réalisé peu d’avancées concrètes sur le front des énergies renouvelables. La crise de l’énergie qui sévit depuis l’automne dernier change la donne.

Le gouvernement accentue la pression sur les opérateurs et les porteurs de projet, afin de déployer le maximum de capacité renouvelable le plus rapidement possible. Il se concentre en particulier sur l’éolien, une filière pour laquelle la France possède le quatrième parc le plus important en Europe. Plusieurs constructions offshores sont à l’étude ou en cours de réalisation.

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Un parc flottant encore en gestation

La loi de transition énergétique pour la croissance verte officialise les objectifs de la France en matière d’énergies renouvelables. Selon ce texte, le pays doit atteindre 32% d’EnR dans sa consommation totale d’énergie à l’horizon 2030. C’est un chiffre ambitieux, connaissant le comparatif énergie 2020 de l’Hexagone : les énergies vertes représentent 19,1% de la consommation totale, un niveau légèrement en dessous de la moyenne de l’Union européenne. Le gouvernement compte bien rattraper ce retard, même si cela implique d’investir dans des technologies encore loin de la maturité. L’éolien flottant en fait partie.

Aucun parc éolien commercial de ce type n’existe encore en France. Pourtant, l’ancien Premier ministre semble totalement convaincu par le concept. Jean Castex croit que cette configuration présente de nombreux avantages, dont la possibilité d’installer les mâts loin des côtes. Cela limite l’encombrement visuel, un obstacle souvent évoqué par les associations de défense de l’environnement et les riverains. En réponse à cet argument, les écologistes soulèvent un autre problème : le risque de dégradation de la faune marine par les parcs flottants. Là encore, le gouvernement précise que la conception du projet considèrera tous les enjeux de développement territorial et environnementaux listés durant le débat public.

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Une deuxième phase dédiée au dialogue concurrentiel

Malgré les réticences des associations de défense de l’environnement, le gouvernement Castex a lancé un premier appel d’offres en mars dernier. Cette procédure a permis de présélectionner les candidats ayant les capacités de mener à bien ce projet. 13 candidats ont passé ce premier test. Toutes ces compagnies sont des références dans le domaine énergétique. Dans cette liste figurent notamment :

  • Le norvégien Equinor ;
  • TotalEnergies ;
  • EDF ;
  • Le géant anglo-néerlandais Shell ;
  • Engie ;
  • Le groupe allemand RWE.

Ces compagnies participeront au dialogue concurrentiel avec les :

  • Responsables étatiques ;
  • Autorités de régulation ;
  • Partenaires financiers.

Cette deuxième phase durera jusqu’à la fin de l’année. L’État dévoilera ensuite le nom du ou des lauréats à l’automne 2023. Si tout se passe selon les plans du gouvernement, les deux parcs flottants dans la Méditerranée seront opérationnels d’ici 2030. Chaque parc disposera d’une puissance installée de 250 MW, une capacité qui pourrait être augmentée à 750 MW dans le futur.

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