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L’insuffisance de protections des dossiers médicaux numériques est pointée du doigt

La confidentialité des données médicales doit être primordiale, quel que soit l’information, l’intervention, l’établissement ou le personnel soignant qui a traité le cas. Cependant, un milliard de dossiers auraient été exposés en ligne à travers le monde. Une « fuite » non attribuée à des actes de cyberpiratage, mais tout simplement à un manque de sécurité au niveau des serveurs de stockage.

L’avènement du numérique et l’essor des appareils digitaux sont, sans conteste, fort bénéfiques pour tout le monde. Cependant, force est de constater qu’ils ont aussi ouvert la porte aux cyberattaques. Un phénomène qu’appréhendent aussi bien les entreprises que les particuliers. D’autant que les hackers semblent toujours quelque peu en avance dans leurs intrusions, et ce, en dépit des efforts de protection.

Cette fois-ci pourtant, le problème vient d’une simple négligence. C’est en tout cas ce qu’a relevé la société de conseil Spyglass Security sur la protection des dossiers de santé. Il s’avère, en effet, que le nombre de données auxquelles n’importe qui peut accéder sur le Web atteint la barre d’un milliard, à l’échelle mondiale. Une situation qui concernerait davantage le secteur privé que le public.

Des chiffres plus qu’alarmants

Un milliard, c’est le seuil qu’a atteint le nombre de données médicales insécurisées sur Internet, à l’échelle mondiale. Un fait qui n’est aucunement attribué aux agissements des hackers, ni à l’ingérence de Google, mais seulement à une barrière insuffisante de la part des serveurs où elles sont stockées. C’est du moins ce qu’a estimé la salle de nouvelles indépendante, spécialisée en journalisme d'enquête d'intérêt public, ProPublica.

Un avis que la société Spyglass Security partage, insistant même sur la « porte laissée ouverte » par ces dépositaires de données. À savoir que cette insouciance a été relevée dans 52 pays au moins, éparpillés aux quatre coins du globe. En Europe, par exemple, Greenbone a évoqué la faille de cinq serveurs allemands qui auraient exposé les informations sans requérir ne serait-ce qu’un mot de passe.

Aux États-Unis, la situation est plus alarmante étant donné que 187 serveurs dédiés ont été identifiés comme mal protégés. Entre autres, MobilexUSA, auquel l’on a relevé plus d’un million de noms de patients affichés, avec d’autres informations y afférentes (date de naissance, médecins traitants…). Et ce, en effectuant une simple recherche sur le Web.

Une sécurité numérique renforcée pour des vies privées mieux protégées

Le développement du système de dossiers médicaux partagés exige plus de prudence de la part des sociétés conservatrices de données. Le fait est que certaines informations sont pour le moins précieuses si bien que leur divulgation pourrait entacher la vie privée des patients concernés.

D’après le technologue et chercheur en sécurité, Cooper Quintin, qui travaille au sein d’un groupe de défense des droits numériques, des personnes malintentionnées seraient amenées à faire chanter ces derniers ou tout simplement à les faire honte. Et il faut dire que tous types de données de santé sont concernés par ce problème : radiographies, IRM, scanners, etc. D’ailleurs, l’on a pu enregistrer 16 millions de résultats de scanner laissés en libre accès, dont certains sont accompagnés du numéro de sécurité sociale du sujet.

Pour autant, cette exposition de données médicales est répréhensible du fait qu’elle enfreint le principe de confidentialité. Cette dernière étant, par exemple, exigée en territoire américaine suite à la loi Health Insurance Portability and Accountability Act qui exige des prestataires de soins la protection des informations concernant la santé de leurs patients.

Ces acteurs ainsi que leurs partenaires commerciaux pourraient alors encourir des sanctions, variant selon la législation de leur pays. À préciser que, dans cette affaire, ce sont davantage les professionnels indépendants qui sont les moins prudents tandis que les établissements publics tendent à plus respecter la loi.

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