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Facebook redouble d’efforts pour sortir de la liste des enseignes boycottées par le StopHateForProfit aux États-Unis

Personne tenant un Iphone6 avec facebook acfiché à l'écran.

Désormais inscrit dans la liste des enseignes faisant l’objet d’une vague importante de boycott publicitaire depuis que le mouvement StopHateForProfit a vu le jour en juin dernier, Facebook met tout en œuvre pour laver son honneur. Mais il semblerait que ce ne soit pas encore suffisant pour l’inciter à redoubler d’efforts dans l’espoir d’y parvenir.

Aux États-Unis, un simple comparatif internet suffit pour découvrir que Facebook est le réseau social dominant du territoire. Mais plus pour très longtemps s’il continue de faire l’objet d’un boycott publicitaire incommensurable porté par des organisations de défense des droits civiques à l’origine du mouvement Non à la haine pour les profits (StopHateForProfit).

La raison, l’enseigne est accusée de laxisme par rapport à la gestion des contenus incitant à la haine sur son site faisant ainsi perdre son honneur aux yeux de milliers d’utilisateurs notamment depuis l’assassinat de George Floyd à fin mai dernier. Une situation que ce géant des réseaux sociaux tente de rectifier avec beaucoup de peines à travers la mise en place de différentes mesures comme la suppression des messages haineux ou l’extension de la liste des interdictions.

Sur le banc des accusés et condamné

Aux États-Unis, Facebook ainsi qu’un nombre important d’institutions se retrouvent sur le banc des accusés face à différents organismes et associations civiles pointant du doigt leur manque de responsabilité dans la gestion des publications de contenus haineux sur leur site.

Plus encore, ils ont été jugés et condamnés par ces derniers leur infligeant une sanction un peu particulière en juin dernier à travers un boycott publicitaire initialement porté par des organisations de défense des droits civiques à la source du mouvement baptisé StopHateForProfit. Une pénalisation qui n’a fait que s’accentuer en juillet depuis que quelque 1 100 entreprises ont renforcé les rangs des accusateurs-bourreaux en notant que ces derniers sont composés d’enseignes prestigieuses comme Unilever, Starbucks, Coca-Cola, Adidas ou Lipton.

Ainsi, il serait utile de rappeler que cette forme de protestation a trouvé racine à fin mai dernier suite à la mort de George Floyd éveillant le désir de la population américaine et de beaucoup d’autres à travers le monde à intensifier la lutte contre le racisme et la discrimination.

Facebook tente de laver son honneur

Principalement accusé de tirer des bénéfices des contenus incitant à la haine sur son site, Facebook tente mainte fois de laver son honneur à travers une série d’annonces jusqu’ici sans trop de succès. Quoi qu’il en soit, l’enseigne n’est pas prête à baisser les bras et passe à la vitesse supérieure dans ses efforts en explorant cette fois deux pistes différentes visant à prouver aux yeux de ses accusateurs son innocence.

Dans cette optique, ce poids lourd des réseaux sociaux a décidé de renforcer sa liste des interdictions si l’on croit Monika Bickert, son responsable des règlements expliquant que :

Souvent quand on parle de contenus haineux, on pense aux attaques explicites. Mais au fil des années, nous avons identifié des images, des mèmes (images détournées) et des généralisations qui agressent les autres de façon implicite.

 

Une phrase démontrant d’ailleurs la piste explorée par l’entreprise précisant cependant que des types précis sont spécifiquement pris en compte en énumérant :

  • Les stéréotypes sur les Juifs qui contrôlent le monde ;
  • Les images liées aux pratiques de blackface, quand des personnes se griment le visage en noir.

En outre, Guy Rosen, un des vice-présidents de ce groupe californien a fait savoir que :

Nous avons fait des progrès pour combattre la haine sur nos applications, mais nous savons que nous devons en faire plus pour nous assurer que tout le monde se sente à l’aise sur nos plateformes.

 

Dans ce sens, Facebook a en effet indiqué que pour améliorer ses performances dans cette lutte, trois langues supplémentaires ont été ajoutées à son système de détection de contenus haineux qui a été également amélioré pour lui permettre de récolter des résultats encourageants se manifestant à travers :

  • Le taux de détection proactive des contenus haineux passant de 89% à 95% ;
  • Le bannissement de 22,5 millions de publications enfreignant le règlement sur contenus relevant de la haine au deuxième trimestre.

Concernant ce dernier point, l’enseigne a d’ailleurs souligné que ce nombre représente plus du double de celui enregistré entre janvier et mars 2020 avec 9,6 millions de propos bannis à son actif. Quant au taux de détection proactive, elle a précisé que :

Ce mécanisme à base d’intelligence artificielle permet de retirer des messages et images avant qu’ils ne soient signalés et donc avant qu’ils ne soient potentiellement vus par des centaines de milliers d’utilisateurs.

Soit, autant de points positifs que Facebook tente de faire valoir auprès des organismes à la source du mouvement Non à la haine pour les profits dans l’espoir d’obtenir leur clémence et les inciter à le retirer de la liste des boycottés.

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