Des défis majeurs à relever et l’adoption des e-services publics pourrait se généraliser auprès des pays de la zone UEMOA

E services défi majeur

Dans la zone UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine), la tendance veut que la course au déploiement des solutions digitales soit lancée auprès des services publics. Une initiative félicitée par les observateurs estimant cependant que les pays membres de l’organisme ont encore beaucoup de défis à relever avant d’atteindre un niveau élevé d’utilisateurs.

Côte d’Ivoire, Bénin, Burkina Faso, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo, ce sont là les États membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. Ces nations qui ont décidé de faire un bond en avant dans l’univers numérique en intégrant massivement les outils digitaux auprès des services publics enregistrant 161 e -services à leur actif avec 111 autres en cours de préparation.

Un énorme bond pour le système sauf qu’un comparatif internet a permis à des analystes de découvrir que le niveau d’adoption de ces solutions demeure relativement limité auprès de la population avec une certaine disparité d’un pays à l’autre. La preuve que l’UEMOA se doit encore de redoubler d’efforts pour supprimer les obstacles à la source de ce manque d’entrain.

Le niveau d’adoption est relativement bas

En découvrant les 161 e-services publics et les 111 autres qui s’ajouteront à liste, les observateurs s’accordent à dire que les États de l’UEMOA ont considérablement progressé dans la digitalisation des services gouvernementaux.

Des outils qui sont d’ailleurs d’une grande utilité pour la population qui peine cependant à profiter des avantages selon ces analystes détectant un niveau d’adoption relativement bas. Pour étayer ces dires, ces experts ont pris en compte différents indicateurs. À savoir :

  • L’indice de connectivité mobile évoluant entre 14,4% à 44% avec de faibles taux de connectivité ;
  • L’utilisation des services mobile money enregistrant un taux supérieur à celui de l’internet mobile ;
  • La domination de l’utilisation des téléphones standards dans les zones rurales.

Pour plus de détails, ces experts ont aussi fait savoir que la situation varie d’un pays à l’autre en se référant au rapport des Autorités de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) précisant que le taux de pénétration du 3 G et du 4 G :

  • Dépasse la barre des 50% en Côte d’Ivoire et au Sénégal ;
  • Évolue en dessous des 30% au Burkina Faso, au Niger et en Guinée-Bissau.

Encore de nombreux défis à relever

Selon les analystes, le niveau d’adoption relativement bas des e-services publics s’explique à travers différents éléments en pointant du doigt :

  • Le manque de financement ;
  • L’inadéquation entre les offres digitales proposées et les besoins des utilisateurs ;
  • Les problèmes de connectivité ;
  • L’accès internet relativement onéreux ;
  • La couverture géographique limitée ;
  • L’accès limité aux Smartphones.

Des défis majeurs que les État se doivent de relever selon ces experts ajoutant que :

En attendant que l’infrastructure de l’internet s’améliore et que l’accès aux smartphones se développe, il sera nécessaire d’utiliser l’USSD ou des services vocaux, car les téléphones standards ne sont pas compatibles.

Et d’ajouter que pour développer l’accessibilité aux e-services publics, les gouvernements ont également intérêt à impliquer les réseaux d’agents de mobile money. Ce, étant donné que leur proximité avec la population facilite les inscriptions, la collecte des données et la communication.

Je compare les offres