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La connexion Internet continue sa progression malgré les embûches que rencontrent les opérateurs

une femme se connectant à Internet

Gestion d’entreprise, accès bancaire, allègement des procédures administratives… La connexion web est, sans aucun doute, devenue en peu de temps un élément essentiel de la vie quotidienne des Français. Seulement, il faut admettre qu’une certaine disparité subsiste. Et même si la 5G arrive à grands pas, bon nombre de foyers n’ont toujours pas encore accès à la 4G ni à la fibre optique.

À l’heure où l’essor de l’Internet est incontestable, les zones blanches demeurent encore nombreuses en France. Plusieurs milliers de communes en sont d’ailleurs concernées. Il faut savoir pourtant que les opérateurs mobiles se démènent pour couvrir tout le territoire.

D’autant qu’ils subissent actuellement des pressions de tous côtés : de la part du gouvernement, entre autres, mais aussi de l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des Postes) qui veut leur imposer un calendrier à respecter, sous peine de sanction.

Sauf que les installations ne peuvent pas forcément se dérouler comme sur des roulettes. De plus, c’est sans compter sur certains élus du public qui semblent leur mettre des bâtons dans les roues. Sans oublier nombre d’usagers qui sont moins favorables aux chambardements liés à l’évolution des offres.

Une évolution qui requiert davantage de zèle

La nouvelle année s’annonce sous de bons auspices pour la connexion 4G en France, qui a clôturé 2019 avec une couverture s’étendant sur bon nombre d’agglomérations. Force est toutefois d’admettre qu’en dépit de cet exploit, les zones blanches continuent à persister, du moins c’est ce que révèle le site « mon réseau mobile » de l’Arcep.

En effet, 22 500 communes rurales, localisées dans des zones peu denses, n’ont pas encore accès à Internet. Ce qui représente 63% du territoire et 18% de la population. De quoi inciter l’État à mettre en place, avec l’aide du régulateur, un planning visant à accélérer la couverture mobile dans toute l’Hexagone.

Ce calendrier, dénommé « New Deal mobile » impose aux FAI (fournisseurs d’accès Internet), tels que Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR, des « dead line » allant du 17 janvier 2022 au 8 décembre 2030. Faute de quoi des sanctions peuvent être encourues.

Des objectifs qui ne sont pas aussi simple à atteindre, faut-il reconnaître, pour ne citer que les complexités liées au positionnement d’une antenne 4G. Plusieurs éléments sont, en effet, à tenir compte, entre autres :

  • La topographie ;
  • Les bandes de fréquences utilisées ;
  • L’accès à l’électricité ;
  • La structure du réseau télécom ;
  • Les éventuels obstacles.

Et le déploiement de la fibre optique n’est pas plus facile, ni celui de la 5G à venir (lancée le mois de mai prochain). À titre d’exemple, Orange aura à repenser l’installation de 16 millions de poteaux, de près de 110 millions de kilomètres de câbles en cuivre et de 14 000 sous répartiteurs, éparpillés sur tout le territoire et aboutissant dans 32 millions de foyers, pour pouvoir mettre fin à ce réseau d’ici dix ans.

Les élus et les usagers ne sont pas forcément coopératifs

Pour autant, ces bouleversements ne sont pas forcément regardés de bon œil par les élus municipaux. Différents litiges en découlent, atteignant même une centaine : certains exigeant des antennes bien cachées, d’autres souhaitant que celles-ci soient installées dans les bois environnants. Le Figaro estime que 20 à 30% des dossiers actuels rencontrent des problèmes.

Certains cas sont même exposés dans les actualités locales, comme le cas opposant Free Mobile et la municipalité de Villette lors d’un projet d’installation d’un pylône de 30 mètres de haut dans cette commune.

Et ce n’est pas près de s’améliorer en ces périodes de pré-élections municipales, car tout élu se veut être alors du côté des électeurs. Bon nombre d’habitants préfèrent, en effet, garder leur ADSL plutôt que de débourser davantage pour jouir de la fibre. Ce qui n’empêche pas les fournisseurs de voir d’autres options pour « obliger » leur clientèle à suivre l’évolution. Comme l’a avisé Marc Blanchet, Directeur Technique et SI chez Orange :

« Quand la fibre sera complètement déployée sur une zone, faudra-t-il réparer le réseau cuivre en cas de panne chez un client éligible à la fibre ? Peut-être pas. C’est un scénario à explore".
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